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PIB vaudois : conjoncture solide malgré une révision à la baisse

17 octobre 2017 - L’économie vaudoise poursuit sur la voie de la croissance, malgré une révision à la baisse des prévisions pour 2017. A la suite de l’abaissement des prévisions du SECO pour l’ensemble de la Suisse (de 1,4% à 0,9%), la progression du PIB du canton est maintenant attendue à 0,9% cette année, au lieu de 1,6% auparavant. D’après le SECO, ces révisions s’expliquent par un ralentissement au deuxième trimestre et un effet de base lié à différentes révisions statistiques. Pour 2018, selon les dernières prévisions calculées par le CREA et publiées par la BCV, l’Etat de Vaud et la CVCI, la croissance du PIB vaudois devrait remonter à 2,1% grâce à l’amélioration graduelle de la conjoncture mondiale.

Malgré la révision à la baisse des prévisions pour 2017, les données sur l’évolution du PIB, les indicateurs de l’activité dans les branches de la Commission Conjoncture vaudoise, le baromètre conjoncturel du CREA ou la baisse du chômage indiquent toujours qu’une reprise conjoncturelle modérée se poursuit. Ainsi, l’abaissement des prévisions ne reflète pas un choc conjoncturel. Par ailleurs, le contexte international s’améliore, comme en témoigne une révision à la hausse des prévisions de croissance pour 2017 du Fonds monétaire international, et ce, aussi bien pour l’économie mondiale que pour les Etats-Unis ou la zone euro.

L’environnement conjoncturel n’est cependant pas entièrement dégagé. Certes, le canton bénéficie du soutien d’une demande intérieure robuste et les conditions se détendent pour les entreprises exportatrices avec le récent repli du franc par rapport à l’euro; cependant, la force de la devise helvétique reste un frein pour ces dernières. De plus, les facteurs d’incertitudes sont toujours nombreux. Sur le plan international, il faut notamment mentionner la procédure de sortie du Royaume-Uni de l’Union européenne (UE), la normalisation de la politique monétaire aux Etats-Unis et celle à venir dans l’UE ou encore les multiples foyers de tensions géopolitiques dans le monde. Sur le plan suisse, une certaine incertitude est présente dans l’évolution des relations avec l’UE ou en lien avec le projet de réforme de l’imposition des entreprises.

Au niveau des branches, une majorité devrait connaître cette année et l’an prochain des rythmes de croissance modérés (entre +0,5% et +2%) ou marqués (au-delà de +2%). Ainsi, les prévisions pour la chimie-pharma vont dans le sens d’une croissance marquée en 2017 comme en 2018. Les activités immobilières et les services aux entreprises, la construction ainsi que les services financiers pourraient voir leur croissance passer de modérée cette année à marquée l’an prochain. Après une année 2017 en stagnation (entre -0,5% et +0,5%), le commerce de gros et de détail pourrait renouer en 2018 avec une croissance marquée. De manière similaire, les transports et les communications pourraient passer d’une stagnation cette année à une croissance modérée l’an prochain.

En revanche, la croissance devrait rester modérée en 2017 comme en 2018 dans l’hôtellerie-restauration, dans l’industrie des machines ainsi que dans les services publics et parapublics. Quant à l’industrie alimentaire, sa valeur ajoutée pourrait stagner cette année comme l’an prochain.

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